Interview #6

Pour ce 6ème entretien, nous allons à la rencontre de Pascaline Lartisien. Même si actuellement, elle s’occupe du groupe des éveils, son attachement avec le club remonte à de nombreuses années, à l’époque où elle même était une très jeune licenciée de l’AS Marck.
(NB : sur les photos d’époque, on peut apercevoir certains visages familiers du club)

Bonjour Pascaline, merci à toi d’avoir accepté ma proposition. Peux tu s’il te plaît retracer ton parcours au sein du club ?

Bonjour Paul, tout d’abord merci beaucoup d’avoir pensé à moi pour cette interview.
Ma rencontre avec le club de l’AS Marck Athlétisme remonte environ aux débuts des années 1990. Cela semble relever de la préhistoire, lorsque j’ai souscrit ma première licence poussine. À l’époque, nous étions entraînés par Claudine et Bobby et les conditions de prise en charge étaient certes très différentes mais j’en garde un très bon souvenir. J’ai poursuivi l’athlétisme à l’AS Marck jusqu’à mes 15 ans, âge auquel je suis partie en sport études sur Liévin grâce, ou à cause des entraînements de Boule. J’en profite d’ailleurs pour remercier tous ces entraîneurs car si j’ai pu vivre cette expérience et pleinement ma passion, c’est aussi grâce à eux.
Privilégiant mon cursus scolaire, j’ai un peu mis en stand-by l’athlétisme après le bac et je n’y suis revenue que tardivement. J’ai tout d’abord repris en loisir sur mon temps personnel. Mon conjoint étant licencié à l’AS Marck, il s’agissait pour moi d’un petit retour aux sources. Une chose en amenant une autre, l’athlétisme a refait surface dans ma vie.
Lors du barbecue annuel, notre très cher et défunt président, m’a fait cette proposition rêvée, celle d’encadrer les éveils. Et cerise sur le gâteau avec mon ancienne coach, Claudine. Je ne pouvais que accepter.

Tu détiens encore 2 records du club dans la catégorie minime : le 1000m course et le 2000m marche, ces deux records tiennent depuis 1998. C’est quelque chose dont tu te sens fière aujourd’hui ?

Effectivement, deux de mes anciens records restent imbattus aujourd’hui. Il serait totalement faux de dire qu’il n’y a pas une part de fierté là-dedans. Chaque sportif rêve de conserver le plus longtemps possible les records effectués. Mais ce qui est sûr, c’est qu’à ce jour, je n’en suis absolument plus capable.

Tu t’occupes depuis quelques saisons des éveils. Chaque saison c’est quasiment un nouveau groupe. Ça ne te fait rien de ne pas poursuivre la formation des jeunes au fil des catégories ?

Cela fait effectivement plusieurs saisons que j’encadre les éveils. Mais pour rien au monde, je ne souhaiterais changer de catégorie. Car ces petits bouts de choux nous surprennent dans leur application, leur dévouement et surtout leur cohésion d’équipe. Les éveils sont une catégorie formidable de l’athlétisme car ils ont soif d’apprendre et de découvrir. Notre rôle en tant qu’entraîneur est de leur permettre de découvrir un maximum de choses en rapport avec l’athlétisme et l’esprit d’équipe, afin de leur permettre dans les catégories supérieures de choisir pleinement les disciplines qu’ils souhaitent approfondir avec un minimum de base et de connaissances sur les bons gestes et les réglementations. Je ne suis pas frustrée ni déçue de les voir partir dans les catégories supérieures. Au contraire, c’est pour moi une joie de les voir s’épanouir autrement et il est vrai que l’on se félicite de les voir progresser. De plus lorsque les enfants passent dans les catégories supérieures, on sait qu’ils restent entre de très bonnes mains.

En plus de t’occuper des jeunes, tu cours avec le groupe des adultes, enfin je crois. Ça te manque cette absence de compétition ?

Oui, effectivement cela fait 2 ans que j’ai repris une licence compétition avec les adultes. Il est vrai que les conditions actuelles restent très pénibles car il est impossible de se tester via certaines compétitions. Après je croise les doigts pour que le trail de Gérardmer puisse avoir lieu. Aussi bien pour cette rencontre sportive mais je tiens également à réaliser ce trail afin de rendre hommage à notre ami Hélène partie trop tôt. Pour finir, je dirai juste que l’AS Marck Athlétisme est certes un club sportif mais il est beaucoup plus que ça pour chaque licencié.

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Un commentaire pour Interview #6

  1. Maryline DEVAUX dit :

    Superbe interview! Bravo!

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