Marathon du LOUVRE 2017 par Paul MAES

Marathon de la Route du Louvre 2017, où quand la passion prend le dessus…

ARRIVee

Ce 8 Mai 2017 est un jour important, puisque c’est l’anniversaire de ma maman.
C’est aussi le lendemain du 1er tour des interclubs, où je me suis illustré sur le 3000m steeple en remportant ma course en 9min45, dans des conditions loin d’être optimales
(pas mangé depuis le matin avec un départ repoussé de près d’1h, du vent soufflant sur la piste de Calais et le fait de ne pas avoir enjambé de haies depuis 50 semaines…)

Je ne souhaitais pas m’exprimer au sujet du marathon avant celui-ci, car n’étant pas certain à 100% de prendre part à la course.
(en cas de fatigue trop important liée au steeple) Mais je suis très heureux d’avoir réussi mon pari.

En effet au réveil, les courbatures ne se font pas sentir, ce qui me rassure avant de prendre le départ d’une course dont je sais qu’elle nécessite d’être en pleine
possession de ses moyens au vu de sa difficulté.

D’ailleurs c’est la première fois de ma vie que j’aborde un marathon sans objectif chronométrique précis suite à ma perf de 2h29’54 à Rotterdam que je sais imbattable
sur ce tracé.

Mais si le chrono ne demeure pas un objectif, la source de ma motivation est intacte : d’abord, l’envie de défendre ma place de 1er français derrière la tête de course
africaine et faire honneur à l’invitation dont j’ai bénéficié pour cette année grâce à mon club l’AS Marck Athlétisme.

Ensuite, ajouter une nouvelle breloque de finisher pour ce qui est mon 11e marathon, qui plus est « à domicile » dans les Hauts de France.
Enfin, effectuer un negative split sur des allures supérieures à mon 1er marathon (le seul que j’avais parcouru en negative split) afin d’engranger de l’expérience sur ce schéma de course en vue d’un futur record. (car oui je ne compte pas en rester là)

Inutile de prolonger le suspens, c’est un succès total car en plus de rééditer ma performance de 1er français, je parviens à courir un negative split pour
une poignée de secondes : 1h17’07 pour le premier semi, et 1h16’48 pour le deuxième malgré la montée finale, soit un temps de 2h33’55. (ramené à 2h34’00 officiel)

Arrivé à Lille en voiture et garé à proximité du retrait de dossard, je prends l’option de m’échauffer un peu en marge de la course, jusquà 10 minutes du départ.
Le problème que je n’avais pas anticipé, c’est qu’il m’a fallu remonter tout le peloton par l’arrière pour accéder à la ligne de départ.
Je parviens tout de même à me placer en 3e ligne à quelques mètres des premiers, tout va bien, pas de stress.

Dès le coup de pistolet, je décide de ne pas m’enflammer, en partant sur une base de 3’40 au premier kilomètre. Et à ce rythme, je suis déjà irrémédiablement
distancé par les kenyans mais ça n’est pas une réelle surprise ! (emmenés qui plus est par Djamel Bachiri sur des bases de 2h10)

Après 2km et en continuant sur mon allure tranquille, je distance déjà les premiers coureurs régionaux du marathon. (!)
Quelques coureurs du relais-marathon à 3 sont partis plus vite, et à ma grande surprise je parviens à tous les rattraper avant la fin de leur premier relais,
accélérant très légèrement l’allure entre le 5e et le 15e km histoire d’assurer que personne ne va tenter de m’accrocher.

Le parcours est quasi identique à l’année dernière, passage le long de la Deûle, traversée des petites bourgades minières avoisinnant les fameux terrils.
Je trouve que ce parcours est vraiment emblématique du passé historique de la région et malgré le peu de densité à mon niveau, je prends énormément de plaisir et les
kilomètres défilent extrêmement rapidement.
Porté par l’envie de réussir mon negative split, je ne lève pas le pied sur la fin de course, bien au contraire,
et curieusement le fait d’être parti prudemment me laisse encore beaucoup de jus sur la montée finale de Loos en Gohelle jusqu’à la fosse du 11/19.
Je parviens à garder une allure de 16km/h dans cette montée et jusqu’à la ligne d’arrivée, et dans la joie je décide de célébrer l’arrivée prochaine de bébé en mimant le geste de la berceuse au franchissement de la ligne.

L’envie de couper après ce marathon est tentante, mais il y a le 2e tour des interclubs qui approche et même si je serai à court de préparation spécifique il me tient à cœur de faire le maximum pour aider mon club. Il y a aussi l’ekiden du 25 Mai où je devrai assurer mon relais de 10kilomètres pour là encore le collectif.

A très vite donc pour de nouvelles aventures !

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