Marathon de ROTTERDAM / Paul nous livre son CR :)

 

ROTTERDAM

Cela fait 2 mois que 6 marckois préparaient cet évènement, le marathon de Rotterdam, qu’ils connaissent pour la plupart. Un marathon où la foule vous supporte tout au long des 42 km avec une ambiance de fête, il suffit de visionner les vidéos pour en être convaincu.

Samedi récupération des dossards et un petit tour dans le salon pour s’imprégner de l’évènement.

Le dimanche matin lever à 7h00 pour le petit déj , préparation des bonhommes et direction les sas de départ. Ciel bleu, avec une prévision de 24° et un taux d’humidité proche de 0, pas de vent, il ne faudra pas rater les ravitaillements.

10h précise, après l’hymne néerlandais repris par une majorité de concurrents et spectateurs,  le coup de canon libère les coureurs venus se mesurer aux 42 km 195.

Aux avant postes notre leader, Paul Maes avale les 5 premiers km en 17’32, passe le semi en 1h13’23, pour finir à la 40ème place au scratch et 29éme de sa catégorie en 2h29’54, deuxième français, bravo champion. (Plus d’infos ci dessous ;)).

ROTTERDAM 2

Les deux suivants ont eu moins de chance. Tony Dubois, blessé depuis plusieurs mois, voulait prendre le départ pour profiter de l’ambiance, après les 6 premiers km il abandonne et fait une trentaine de bornes en spectateur et supporter. Boris Ringot sur des bases de 2h45 jeta l’éponge après 37 km sur avis médical, ce sera pour une prochaine. Bonne récup à tous les deux.

ROTTERDAM 3

Vient ensuite 3 masters 2 du club, Dominique Henquez et Pascal Cresson sont dans le même sas, il leur faut 2 minutes pour passer sous l’arche de départ, heureusement décomptées sur le chrono final. Jusqu’au 15ème km ils restent ensembles et passent en 1h08  sur des bases de 3h10. Pascal continue sur ces bases avant de se prendre le mur au 30 ème, qu’il passe en 2h16, la suite devient plus difficile avec un arrêt à chaque ravitaillement, il termine en 3h19’22, une qualification à la clé, 1471ème place et 99ème de sa catégorie. Dominique, au 15ème dans le même temps que Pascal, se remet sur des bases qu’il s’était fixé au départ soit 3h30, il passe le semi en 1h36, au 30ème km les crampes apparaissent, 2h24 à sa montre, il termine en 3h35’33 à la 2694ème place au scratch et 215ème de sa catégorie. Le  troisième master 2 c’est Thierry Marlard qui calque sa course sur celle de Hélène au marathon de Rome, c’était bien parti jusqu’au semi qu’il passe en 1h53 puis la chaleur et les crampes l’oblige à lever le pied, 2h44 au 30ème km, ça pouvait encore le faire, il termine en 4h01’42 à la 5800ème place, 252ème de sa catégorie, prêt à remettre ça sur un prochain.

ROTTERDAM 4

Paul nous livre son CR:

Retour sur le marathon de Rotterdam

Rotterdam était mon 10e marathon. 10 marathons et autant d’expérience accumulée depuis 8 ans que j’ai fait mes débuts sur la distance mythique.
Un temps de référence qui s’est amélioré par paliers au point de vouloir briguer les moins de 2h30′ sur cette épreuve d’envergure qu’est Rotterdam (15 000 coureurs au départ)

L’expérience m’a aussi appris qu’il fallait mettre tous les atouts dans sa manche pour viser une performance.

Arrivé au retrait de dossard la veille de la course, je m’attelais à récupérer une pastille qui faisait défaut sur mon dossard afin de pouvoir prendre part au SAS Elite.
Quelques négociations plus tard, je pouvais me satisfaire d’avoir obtenu le précieux sésame. Un stress de moins, un !

Le départ du marathon est prévu à 10h le Dimanche matin (contre 8h20 à Paris le même jour) ce qui me fait craindre la chaleur annoncée,
mais par chance il y a un petit vent maritime qui va souffler tout au long du parcours pour nous éviter une surchauffe trop précoce.

Je prends un départ sous les hourras de la foule, aux toutes premières loges car j’avais pris le soin de venir me placer sur la ligne 30min avant le coup d’envoi.
Les kenyans sont de l’autre côté de la Coolsingel, la grande avenue commerçante de la ville qui nous fait office de rampe de lancement.

Je me décide à bifurquer pour rejoindre le peloton de coureurs de l’autre côté de la voie peu avant la première ascension du Erasmusbrug, le majestueux pont qu’il aura été proposé aux coureurs de gravir (et descendre) à deux reprises sur le marathon.

Et là devinez qui je retrouve ?

Nicolas Montador, ni plus ni moins que mon pote du club d’Outreau, venu ici pour améliorer sa performance de l’année précédente (2h31′) et donc dans
le même état d’esprit que moi en abordant cette épreuve.

Nous nous entendons rapidement en courant en duo sur les allures que j’ai travaillé en spécifique (3’30) mais je me sens bien et ai l’impression de devoir me freiner.

Notre petite affaire fonctionne bien et nous passons au 10km en 34’59. C’est toujours un verdict important qui permet de rassurer.
Mais j’ai environ 20 sec de retard sur mes prévisions (passage du pont et vent de face sur le début de course)
donc je décide de faire attention à ne pas me laisser embarquer sur un rythme inférieur. Je relance donc régulièrement le tempo du duo.
Au 15e kilomètre, j’ai toujours une incroyable sensation de facilité, jamais rencontrée à ce point sur marathon. Je savoure et emmagasine de la confiance. Passage en 52’17.

C’est très bon tout ça. La foule est omniprésente, ce qui décuple l’énergie et la motivation.

Seulement, Nico est en légère difficulté aux environs de l’heure de course et me convainc à partir. Comme je me sens bien, je me mets en tête de remonter sur le groupe
d’une dizaine de coureurs qui est devant nous afin de pouvoir m’y abriter jusqu’au 30eme. La jonction s’opère assez vite, et je prends l’avant dernière place du groupe.

Passage au semi marathon en 1h13’23 à l’abri dans le groupe. J’ai repris du terrain avec une trentaine de sec d’avance par rapport à mes temps de passage estimés pour
faire moins de 2h30.
Dans ma tête et vu mes sensations, je me mets à rêver d’un chrono de moins de 2h28 ce qui correspondrait à une perf N4.

Mais le vent revenant de face par moments, certains coureurs se lassent de mener le train, ce qui désorganise ce petit monde… Pas terrible pour le record !
Je décide alors de m’accrocher à la foulée du premier coureur du groupe, sachant pertinemment que des coureurs sont partis trop vite et donc que le groupe va éclater
par l’arrière.

Effectivement, nous ne sommes ensuite plus que 4. Il y a avec moi Benjamin de Block, futur 3e français de l’épreuve,
un chilien et un coureur au prénom à consonance hispanique. (Luis quelque chose)
(Je finirais à la 2e place française loin derrière David Duquesnoy auteur d’un assourdissant chrono de 2h18)

Je vis ma première alerte vers le 26e km avec une petite contrariété à l’ischio-jambier (début de crampe?) et décide dès lors de lever légèrement le pied
(18’06 entre 25 et 30km soit 30 sec de perte) pour ne pas risquer la crampe.

Je maintiens ce rythme sur les km35 à 40 malgré la chaleur qui se fait de plus en plus ressentir, pas étouffante mais bien présente quand même.
J’apprendrai plus tard par lui-même que mon pote de club Boris a dû se résigner à abandonner l’épreuve au 37e kilomètre à cause de la chaleur.
Quelques victimes donc, mais aujourd’hui certainement pas moi. Je veux trop ce record, je veux trop casser cette barrière des 2h30 !!!

Un bolide me passe à environ 2500m du but, impossible de me raccrocher à sa foulée (après lecture du classement sûrement Andreas Grogaard, norvégien de surcroît, 2h29’30)

Pourtant mon allure est encore correcte à ce moment de la course, puisque j’ai réussi à décramponner Luis et avalé le chilien,
ancien du groupe de la mi course qui avait accéléré sûrement trop tôt et payait cash cet effort. (il finira la course en 2h32 perdant donc plus de 2 minutes sur moi
dans les 2 derniers km)

A 1000m du but le 2e au classement des plus de 40 ans (Manel Deli i Andujar, 2h29’49) me dépasse, je regarde à montre et calcule rapidement qu’il faut que je finisse ce dernier km en moins de 3’30.
Pas gagné d’avance car je commence à avoir les jambes dures. Mais dans un dernier coup de collier je parviens à faire l’effort nécessaire, qui me comble de joie afin de couper la ligne en 2h29’53 (temps officiel ramené à 2h29’54)

La chaleur commençait vraiment à donner puisque je peine à retrouver mon souffle une fois la ligne d’arrivée franchie ! Mais je peux exulter, lever les bras au ciel, car j’ai réussi mon objectif, franchi cette mythique barre des 2h30. Et le fait d’avoir eu à lutter jusqu’à la ligne donne encore plus de saveur à cette réussite !

La journée se poursuivra donc idéalement, avec l’envie de profiter encore de l’ambiance, en retournant près de la ligne voir passer des concurrents, et partager mon bonheur avec la femme que j’aime.

Nico sera arrivé en 2h45′, il aura quand même bien limité la casse puisqu’ apparemment il fut saisi de crampes foudroyantes à deux reprises.
Merci à lui de m’avoir accompagné sur ce début de course très régulier. Je me permets ainsi de l’associer à mon succès.

La récupération les jours suivants étant excellente, je reprends le footing le jeudi avec les copains du club avant un nouveau footing encore plus rassurant le lendemain,
me permettant de tenter le pari de courir (avec grand succès d’ailleurs) dès le dimanche suivant le trail St Omer – Cassel (28km)… Mais ceci est une autre histoire 😉

 

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