Alors Olivier, la CCC c’était comment?

Après son périple alpestre, Olivier revient pour nous sur son aventure:

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« Hello,c’est fait ! je viens de boucler ma première CCC et que dire, quel trail ! une organisation du tonnerre, un cadre magnifique et la cerise sur le gâteau, un temps splendide.

Sur la ligne de départ, l’émotion est très forte, j’ai vraiment peur, tout le monde est concentré. Le speaker nous annonce les dernières consignes de sécurité, et de faire attention à la chaleur, car il va faire très très chaud.

La musique s’enclenche, ça prend vraiment aux tripes. La première vague part, puis vient la mienne. Après une traversée de Courmayeur, on est vite dans le bain, une montée de 10 km qui n’en finit pas, avec des passages très rocailleux et techniques. Je passe au sommet en 2h29, avec 1462 mètres de dénivelée. La descente se gère relativement bien jusqu’au refuge d’Arnuva où nous allons rentrer en Suisse.

Après un arrêt relativement long , pour s’alimenter, je repars pour une ascension très sèche et en plein cagnard. Sur certains passages, c’est limite de l’escalade. J’arrive au sommet après 6h43 de course.Je prends mon temps pour admirer ce paysage merveilleux qui se dessine autour de moi, m’alimente correctement et repars pour une descente très longue qui commence à faire mal aux cuisses, suivi d’une montée de 4 km jusqu’à Champex.

Il est 19h45, lorsque j’arrive au ravito. La moitié de la course est faite, mais rien de gagné, la fin de course consiste en une succession de montées et de descentes. Je passe en mode nuit, je retire tout le haut, j’enfile un tee shirt manches longues et une veste coupe vent. Je suis plutôt bien, confiant, il est 20h24 quand je repars pour 17 km jusque Trient. J’arrive à Trient à 23h50, à partir de là le doute s’installe, j’ai vécu une ascension très longue et une descente qui m’a tiraillé les cuisses. J’ai l’impression qu’on m’enfonce des aiguilles dans les jambes.

C’est là que le mental a une grande importance. On s’accroche à des petits riens, aux heures d’entraînements passées sur les sentiers autour du Blanc Nez, aux messages d’encouragements de la famille, des amis, du club.

Je m’alimente correctement, attrape une assiette de soupe, je récupère une assiette de pâtes qui me fait un bien fou et j’en profite pour  strapper ma cheville gauche qui a morflé. Une vieille blessure qui se réveille au mauvais moment. Il reste 30 km à parcourir, il est 00h47 quand je quitte Trient direction Vallorcine pour 11 km. La montée et la descente ressemble à sa petite soeur d’avant, très raide et technique. Sur la descente, il faut constamment surveiller les appuis. J’ai vraiment un problème avec cela, il va falloir que je travaille cette lacune.

En montée, j’arrive à doubler, mais en descente, une vraie chèvre. J’arrive à Vallorcine à 3h00 du matin, il fait bon, mais les idées ne sont plus très claires. Le ravito ressemble à un camps retranché, j’ai vu des coureurs partir en urgence sur des civières enroulé dans des couvertures de survies.

Je fais abstraction de tout ça, j’essaie de manger, mais rien ne passe…ni sucré, ni salé. Je vérifie me cheville qui me tiraille et je repars à 3h30 pour les 19 derniers kilomètres, jusque Chamonix. Le col de Montets est très impressionnant, on aperçoit au pied les petites lampes qui scintille, et on se dit qu’il va falloir monter tout là haut. J’arrive à la Tête aux Vents à 6h00 du matin, j’aperçois Chamonix encore endormi. Maintenant je le sais…je vais terminer la CCC. La traversée des rues de Chamonix a un parfum de victoire…victoire sur soi même. Je termine en 23h03, mais peu importe le temps. L’émotion est très forte, les yeux pleins de larmes. Je récupère ma polaire finisher CCC…trop fière le petit lol

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Merci à tous ceux qui m’ont encouragé et un grand merci à Pascal Cresson pour m’avoir prêté ces bâtons, qui m’ont été d’une grande utilité. »

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Merci Olivier pour ce petit moment d’évasion, à le lire ça donne des frissons 😉

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3 commentaires pour Alors Olivier, la CCC c’était comment?

  1. olivier mantez dit :

    Pour l’occasion, je passerai ce soir au club pour payer un verre. Tout le monde est le bienvenu.
    olive

  2. sophiehenquez dit :

    c’est clair , je l’ai eu aussi le frisson !!!! Tu n’es pas près d’oublier une aventure pareille !! Encore GRAND BRAVO !!!

  3. Domie dit :

    On a l’émotion qui monte et les frissons super Olivier Domie

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